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mardi 16 avril 2013

Pause

Le blog s'interrompt pendant les vacances. Il reprendra pendant le mois de mai. En attendant, je vous livre cette photo prise à la devanture d'une petite librairie vénitienne.




jeudi 29 décembre 2011

Merci à Lorenzo

Il m'a fallu un délai d'un mois pour obtenir en librairie le livre de Lorenzo, mais vous imaginez ma joie lorsque je suis allée le chercher à Limoges. J'ai d'abord lu quelques lignes qui m'ont enchantée puis j'ai décidé d'attendre encore afin d'être au calme et d'avoir l'esprit entièrement disponible pour cette lecture vénitienne que je devinais pleine de délicatesse.
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Lorenzo nous parle de "sa" Venise au travers de souvenirs personnels, de courts récits de fiction. Il nous propose en quelque sorte un journal d'écrivain qui nous semble proche, tant ses descriptions de Venise en restituent avec précision l'esprit, l'ambiance, enfin tout ce qui n'appartient qu'à elle et en fait la Sérénissime si bien nommée. A travers ses évocations, nous suivons Lorenzo dans ses itinéraires et nous les vivons en même temps que nous les lisons.
De temps en temps, je m'arrête et je laisse dériver mes propres souvenirs, mes merveilleuses images du bonheur à Venise. C'est aussi un des charmes de la lecture de ce livre.
Merci, Lorenzo !

mercredi 16 novembre 2011

Bonheur !

Ce bonheur, je le dois à Emilia du blog "Venezia" (clic sur le lien) et à l'équipe éditoriale des Editions Scalino (clic sur le lien). En effet, grâce à leur gentillesse, un poème que j'ai composé a été traduit en italien par Marina Giaveri et vient d'être publié dans le livre "Maternità possibili", un recueil de cent douze textes variés écrits par des femmes d'horizons divers. Le lecteur découvre au fil des pages ce que représente la maternité pour chaque femme, à la fois d'une façon particulière dans l'expression de chacune et de manière universelle puisque leur nom d'auteur n'apparaît pas immédiatement en signature de chaque texte.
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Je tiens à remercier Emilia et ses collègues. Pour moi, c'est un rêve qui se réalise et je considère comme un immense honneur que cela soit en italien, la langue de mon "pays de coeur". Grâce à l'amitié, cette initiative originale a pu prendre forme : le livre, mais aussi des spectacles et des expositions. La prochaine présentation est prévue le 6 décembre à 17h30, à la bibliothèque San Tomà, à Venise.
Vous pouvez déjà suivre des étapes de cette aventure éditoriale sur le blog d'Emilia.
Je suis vraiment très heureuse aujourd'hui de partager cette nouvelle avec vous.

vendredi 26 août 2011

Refusée !

Il y a quelques mois, en janvier dernier pour être plus précise, sur les conseils de mon entourage, j'avais envoyé un tapuscrit à une maison d'édition de Limoges. J'étais pleine d'espoir !


Aujourd'hui, le verdict est tombé dans ma boîte aux lettres : mon texte a été refusé. J'avais beau m'attendre à ce résultat, grande a été ma déception. Alain s'est employé à me consoler.


Finalement, ce n'est pas si grave. Il vaut mieux voir les événements en prenant de la hauteur...


... et continuer à cultiver en toute discrétion et modestie son jardin secret .


Les images de cet article ont été prises à Naples, au musée archéologique et à la Certosa de San Martino.


lundi 28 mars 2011

Un peu de lecture...

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J'ai commencé ce livre hier et déjà, j'ai envie de vous en parler. Il s'agit d'une histoire étrange et mystérieuse dans laquelle le personnage principal est confronté à une machination ourdie par des ennemis à la fois connus et inconnus qui veulent lui dérober un secret. Il refuse de le leur livrer afin de préserver sa vie. Le doute est constant et s'insinue autant dans l'esprit du lecteur que dans celui de Franco Pisani, le héros de cette histoire trouble qui se passe à Venise, au palais Zorzi, sur les Zattere et dans maints autres endroits qu'on éprouve un immense plaisir à reconnaître au travers des descriptions ciselées comme une très belle pièce d'orfèvrerie. Je ne vous en dis pas davantage, sinon que c'est passionnant !
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dimanche 6 février 2011

Encore un livre...

...que je dédie à Astheval et à tous ceux qui aiment les animaux et l'art.
Cet ouvrage est resté longtemps épuisé mais, heureusement, il vient d'être édité à nouveau.

samedi 5 février 2011

Mes lectures

Merci à Norma de m'avoir citée pour ce petit jeu des lecteurs. Je lui dédie le livre de François Cheng, ainsi que ceux de Chaïm Potok, Boris Cyrulnik et Sanfourche.
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Certaines de ces lectures sont récentes, d'autres moins mais elles m'ont paru importantes à citer.
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Je dédie aussi le livre de François Cheng à Linda, Sapphire et Roger. 
Celui de Cueco est pour Totirakapon.
Le livre de Philippe Delerm est pour Martine, Elfi, Michelaise, Fausto, Lorenzo, Béatrice, Gwendoline, Louise, Evelyne, Odile, Miss Lemon, Maïté.
"Graphic" est dédié à AnnaLivia, Thomas, Edmea, Emilia, Karine et Caroline.
Le dernier Sollers est pour Danielle et Danielle.
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Enfin, pour tous mes lecteurs, je signale que "Lucilie bouchère" est un recueil de poèmes publié par Thomas, plasticien, poète et écrivain, dont vous pouvez consulter le blog en regardant à gauche de ma page.
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Bonne lecture à tous !










vendredi 28 janvier 2011

Un peu de lecture...

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.Pour tous ceux qui désireraient connaître un peu mieux ma région, le Limousin, je voudrais signaler la parution d'un livre qui comporte de magnifiques photos de demeures privées, parfois visitables. Ces photos sont accompagnés de textes courts mais instructifs et précis - tout en restant simples - qui permettent de se documenter ou d'approfondir ses connaissances en matière de design, d'architecture, de jardins paysagers.
Les auteurs de cet ouvrage de qualité font référence en matière d'art et leur livre est un hommage au raffinement, à l'élégance, à la douceur de vivre.
Je vous souhaite une agréable lecture.
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mardi 7 décembre 2010

Je l'ai terminé la semaine dernière...


Il s'agit de mon dernier livre, une histoire improbable de parfum et de science que je me suis beaucoup amusée à écrire.
Impression au format A6, reliure collée, couverture en papier photo.

mardi 9 novembre 2010

Pour répondre à l'invitation de Danielle

Voici cette invitation :
"Citez quinze auteurs incluant les poètes, qui vous ont influencé et que vous garderez toujours dans votre coeur. Listez en moins de quinze minutes les quinze premiers qui vous reviennent en mémoire."
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Ce sont : Stendhal, Jean d'Ormesson, Michel Déon, Hans Christian Andersen, Chrétien de Troyes, Yoko Ogawa, Yasushi Inoue, Jean de La Fontaine, Charles Dickens, le Cardinal de Retz, Philippe Le Guillou, Philippe Sollers, Sénèque, Aldous Huxley, Antoine de Saint-Exupéry.
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Je transmets à présent l'invitation à Linda, Totirakapon, Astheval, Michelaise, Béatrice, Elfi Cella, James Owens, Alba, Gwendoline, Evelyne, Odile et Miss Lemon. Celles que je n'ai pas citées l'ont été par Danielle, que je remercie de son aimable invitation.

vendredi 29 octobre 2010

Prochainement, sur ce blog...

... aura lieu l'ouverture d'un "club de lecture", ébauche modifiable au cours du temps (forme, fréquence, etc...).
Je pense commencer par une publication au cours de laquelle je vous présenterai un livre et je vous propose de publier sur votre propre blog, si vous le souhaitez, votre avis sur le même livre ou encore:
  • votre opinion sur un livre du même auteur ;
  • vos réflexions à partir d'une citation de l'écrivain ;
  • les références de votre blog ou celles d'un article que vous auriez déjà publié sur le même sujet ou sur un sujet analogue ;
  • une illustration vous paraissant s'accorder au livre.

Je vous propose aussi d'utiliser le code suivant dans le titre de chacune de nos publications :

Club de lecture - n1 - n2

n1 représenterait le numéro de la publication de départ et n2 correspondrait à une publication en rapport avec elle, car il pourrait y avoir plusieurs publications d'une même personne en réponse à d'autres (hors du champ réduit des commentaires) et ce serait ensuite plus facile pour rechercher un ancien article dans nos blogs respectifs. Si vous avez une autre idée d'organisation, elle est la bienvenue.

Permettez-moi encore deux suggestions : que les nouvelles publications de départ ne soient pas systématiquement présentées sur mon blog et que la personne qui a l'intention d'en faire une prévienne les autres avec la date et le titre du livre, afin que nous ayons tous le temps de nous procurer le livre et de le découvrir.

Voici le livre que je compte vous présenter bientôt : "C'est une chose étrange à la fin que le monde", de Jean d'Ormesson, aux éditions Robert Laffont.

Plutôt qu'une citation - comment choisir quand tout est important ? - je propose à votre initiative le titre d'un chapitre : "qu'est-ce qu'un bon livre ?" ainsi que le contenu de la page 83.

Rendez-vous le 30 novembre !

dimanche 9 mai 2010

Un peu de lecture (3)


Agathe-Sidonie Laborde, lectrice adjointe de la reine Marie-Antoinette, se souvient de trois jours - les 14, 15 et 16 juillet 1789 - au cours desquels le royaume de France va basculer vers sa chute inexorable.
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A travers les yeux de ce personnage, l'historienne Chantal Thomas restitue avec brio, dans son livre "Les adieux à la reine", les innombrables détails qui contribuaient à l'extrême raffinement de la vie de la Cour à Versailles, sans omettre les aspects d'une réalité plus triviale ni, surtout, l'état d'esprit qui régnait à la veille et au début de la Révolution.
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Ce livre m'a beaucoup plu. Je remercie vivement Linda, de Minemine et cie, qui me l'a fait découvrir, et je vous le recommande à mon tour.

vendredi 22 janvier 2010

Un peu de lecture (2)


« Quitte Rome ou meurs », de Romain Sardou, m’a été offert à Noël. L’aspect de la couverture du livre m’a paru un peu accrocheur et m’a fait craindre un instant des facilités dans le texte. J’ai été ravie de me tromper !

Grâce au talent du jeune écrivain, ce roman épistolaire non seulement raconte Rome sous la domination de Néron, mais encore restitue, à travers la correspondance supposée entre Sénèque et un jeune patricien, Marcus Scaurus, les préceptes de philosophie que le premier était censé enseigner au second.

Rien de trop, rien qui manque, dans ce livre au style inspiré du latin, aux devises aussi lapidaires que profondes et à l’étonnante fraîcheur que la sobriété exalte.

Je l’ai bien aimé, je vous le recommande et j’espère que vous l’apprécierez aussi.

samedi 16 janvier 2010

Encore un livre ?




Oui, encore un livre sur Venise, mais une Venise improbable avec des images originales et un texte plein de charme.

mercredi 13 janvier 2010

Un peu de lecture


Jean-Luc Nancy, l’auteur de l’ouvrage de philosophie « Le plaisir au dessin », s’attache à expliquer ce que peut être un dessin au-delà d’une simple et fidèle représentation du réel, autrement dit il s’intéresse au dessein qui se forme en l’artiste. Il entend le dessin en termes d’ouverture et de départ – ce que j’appellerais une mise en état de première fois – et il lui reconnaît une existence à part entière.

L’auteur réfléchit également au concept de plaisir dans l’art en retraçant l’évolution de sa définition telle que divers savants ont tenté de la cerner. Pour autant, il ne se retranche pas derrière leurs paroles : il les cite, développe leurs propos et en même temps présente une approche personnelle.

A la fin de chaque chapitre, un « carnet de croquis » regroupe des citations d’artistes, plus rarement de philosophes, qui soulignent et enrichissent encore les idées retenues.
Quelques reproductions habilement choisies de dessins contemporains émaillent l’ensemble du texte.

J’ai bien aimé ce livre. Les lecteurs qui pourraient s’interroger sur la mutation incessante des concepts évoqués et sur la difficulté de parler de l’art sans en omettre un seul aspect reconnaîtront là un travail bien mené et une réflexion approfondie.

Il ne s’agit pas d’un ouvrage de vulgarisation. Lorsque l’auteur emploie le vocabulaire de la philosophie, c’est dans le désir d’une plus grande précision de sa pensée, pas dans celui d’orner son discours ou de le rendre pompeux.

La compréhension dont il fait preuve me laisse imaginer qu’il a dû lui-même dessiner. En tout cas, à défaut de le savoir, je l’espère.

samedi 2 janvier 2010

Comment je choisis un livre

Voici comment je choisis un livre qui m’est « inconnu » – j’entends par là un livre dont j’ignore l’auteur et dont je ne sais rien – lorsque j’ai épuisé la liste des ouvrages qui m’ont été offerts ou recommandés.

Tout d’abord, je regarde la première de couverture et je lis le titre. J’aime que ce dernier soit « ouvert », autrement dit qu’il ne résume pas le livre à lui tout seul mais qu’il interroge, qu’il laisse un doute, une ambiguïté.

Lorsque c’est le cas, je saisis le livre et je lis la quatrième de couverture. La notice biographique concernant l’écrivain m’indiffère : je la consulte éventuellement plus tard, lorsque j’ai fini ma lecture et que le livre m’a plu. Je passe donc au paragraphe censé inviter à lire l’ouvrage. Dès les premiers mots, bien souvent, je repose le livre sur son étagère. Pourquoi ? Parce que le sujet est trop clairement annoncé, la formulation des phrases cherche à pousser le livre à son avantage auprès de lecteurs dont l’éditeur a présupposé les goûts et les attentes et s’est évidemment trompé, du moins dans mon cas. Certains résumés cependant, plutôt vagues ou proposant seulement un court extrait du livre, me donnent envie d’en savoir davantage.

Alors, j’ouvre le livre. Jamais à la première page ! Je sais que le début est soigneusement calculé pour retenir l’intérêt des lecteurs. Serait-ce sur le conseil des éditeurs ? S’agit-il d’une autre influence ? Certains auteurs abusent des entrées à caractère cinématographique et je trouve un peu dommage de réduire la littérature, même dans une introduction, à cet aspect. Il m’est aussi parfois arrivé de devoir persister jusqu’à la cinquantième page avant de trouver le rythme profond du texte, celui qui se confirmera parfois au fil des œuvres jusqu’à la plénitude et l’affirmation d’un style. Donc, j’ouvre le livre en son milieu et j’en lis deux pages en me laissant imprégner du souffle qui le traverse. Lorsqu’il m’atteint, je le sais et j’achète le livre. C’est la dernière barrière et la plus difficile à franchir. Parfois, j’hésite. Quelque chose me retient entre l’acceptation et le rejet. Je lis d’autres pages, prises au hasard. L’abondance de dialogues me fait fuir. En revanche, si je sens une écriture plutôt resserrée, dans laquelle les tensions témoignent d’une rigueur de la pensée et les relâchements sont choisis pour équilibrer le texte en l’amenant vers sa poésie, alors le livre a ma faveur.

Après vous avoir exposé ma méthode de sélection, j’aimerais, si vous n’y voyez pas d’inconvénient, connaître la vôtre. A l’avance, je vous remercie de vos réponses.

dimanche 13 décembre 2009

Rochechouart : le livre du weekend




« Les impactites de Rochechouart » est un ouvrage scientifique. Son auteur, Claude Marchat, le dédicaçait samedi dernier avec beaucoup de gentillesse et de modestie, comme en témoignent souvent les personnes cultivées qui consacrent leur vie à l'étude. Ce passionné a participé bénévolement à la création de l’association « Pierre de Lune » qui existe depuis 1993 et qui siège à « l’Espace Météorite Paul Pellas » à Rochechouart, afin de montrer et d'expliquer à un large public (scientifique, scolaire ou simplement touristique) ce qu'est l'astroblème de Rochechouart.
Il y a environ 200 millions d'années, une météorite s'écrasait sur le secteur de Rochechouart, créant un cratère d'impact nommé "astroblème". La chaleur dégagée et la force de l'impact ont fait se mêler la roche locale, constituée essentiellement de granit, et les éléments météoritiques, créant ainsi de nouvelles roches, appelées brèches ou impactites. On distingue principalement, selon le site, la couleur et les inclusions, quatre types d'impactite : les brèches de Babaudus, Chassenon, Montoume et, bien sûr, Rochechouart.
Ceci est un aperçu imparfait de l'importance scientifique du phénomène. Claude Marchat donne des explications détaillées parfaitement ordonnées, illustrées de photos, de schémas, de cartes, de tableaux. L'ensemble du livre est accessible, la mise en page facilite la lecture et la science présentée de cette manière est vraiment intéressante.

mercredi 4 novembre 2009

J'ai lu pour vous...

Pour moi, la parution d’un livre de Jean d’Ormesson est un événement plus important que tous les prix littéraires. Le deuxième tome des « Chroniques du temps qui passe », intitulé « Saveur du temps », aux éditions Héloïse d’Ormesson, est un recueil d’articles plus ou moins récents mais toujours actuels dans lequel l’écrivain, avec le talent merveilleux qu’on lui connaît, célèbre la beauté du monde et l’amour de la vie.
Jean d’Ormesson ? Un enchanteur, un poète, un jeune homme espiègle et charmant et l’un des plus grands philosophes contemporains. L’histoire et la littérature ne sont plus des ombres sèches ; elles prennent corps et s’animent sous sa plume. Si je préfère entre tous « La Douane de mer », je ne saurais me séparer de chacun de ses ouvrages. Le bonheur est à portée de livre.

dimanche 25 octobre 2009

Le trophée Blogger (2)

Voici donc, comme promis, mes sept petits secrets:
1) Mon parfum est "L'air du temps" de Nina Ricci.
2) Il y a quelques années, j'ai décidé de ne plus porter de montre à mon poignet. J'étais alors à Venise. Comme j'ai besoin d'une montre pour mon travail, j'ai gardé une moitié de bracelet attachée à ma montre (afin de la saisir plus facilement) qui traîne dans mon sac à main, dans une poche de mon manteau ou sur un meuble. Inutile de dire que je la perds assez souvent, ce qui n'est pas pour me déplaire.
3) A cinq ans, je rêvais d'être marquise. Maman m'avait offert un déguisement composé d'une perruque blanche style Louis XV et d'une robe bleue et blanche à paniers avec de la broderie anglaise.
4) Depuis l'enfance, j'agace les autres quand je lis. Alain me le disait encore il n'y a pas si longtemps. Je ne fais pourtant rien de mal, mais c'est ainsi. Je n'ai toujours pas compris pourquoi. J'ai remarqué aussi que, dès que je saisis un livre, on vient me solliciter sous un prétexte quelconque. C'est infernal. Mais si, mais si...
5) J'ai repris à mon compte au quotidien le titre de ce charmant vieux film italien qu'est "Miseria e nobiltà". Par exemple, je me déplace à bord de l'espèce de cageot roulant qu'est ma voiture actuelle, mais j'ai un porte-clé Ferrari acheté à Rome.
6) La beauté des coquillages me fascine.
7) Pour terminer cette liste, voici la première phrase de mon roman (toujours bloqué au chapitre dix-sept):
"Si Vivien Louis avait pu prévoir la suite des événements de cette journée du 7 mai 2008, il aurait immédiatement accepté l'invitation de son vieil ami Ange Marini, qui lui proposait de venir passer quelques jours tranquilles dans sa nouvelle maison de Rochechouart."

mercredi 9 septembre 2009

Les livres de Yoko Ogawa

La fascination, l’ambiguïté, le mystère, l’étrangeté, l’enfermement, voilà quelques-uns des sujets à travers lesquels Yoko Ogawa explore la profondeur de la psychologie humaine à travers une description des actions et de l’environnement des personnages si minutieuse qu’elle en confine à l’observation scientifique.

Dans ses romans où le réel glisse avec subtilité vers l’improbabilité, l’imaginaire se confronte à l’accumulation, au luxe de la précision des détails externes et s’en trouve parfois renforcé jusqu’à prédominer dans le récit.

Le ton employé est volontairement doux et neutre, le choix d’accorder une extrême importance à la banalité du quotidien la rend extraordinaire et inquiétante, l’écriture ne laisse pas plus de répit aux lecteurs qu’aux héros de l’histoire, le rythme d’une lenteur calculée accroît la tension jusqu’à ce qu’elle devienne insoutenable. On a l’impression d’un chuchotement qui hurle.

Il se dégage de l’ensemble une grande beauté. Elle recèle une infinie compassion pour ces êtres déchirés que leur pudeur rend secrets, ceux que nous croisons d’ordinaire sans leur prêter attention car leur modestie les efface à notre regard et au tourbillon incessant de notre vie moderne.

J’ai préféré « Parfum de glace », « La petite pièce hexagonale » et « Le musée du silence ».