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mercredi 7 octobre 2009

"Les illusions perdues", Balzac à Angoulême (2)


Balzac a certainement vu ces maisons et le clocher de l'église Saint André lorsqu'il se promenait place du Mûrier, aujourd'hui nommée place Francis Louvel. A la belle saison, les cafés installent leur terrasse en son centre et, à l'entrée de l'escalier qui monte au tribunal, on peut voir la plaque suivante:


Je vous retranscris l'inscription peu lisible sur ma photo:
"A Angoulême... je me suis retrempé pour les luttes... et j'y ai puisé des forces... j'y ai fui le spectacle de ce qui me manquait... j'y ai abreuvé mes désirs."
Honoré de Balzac


Hommage de la cité qu'il honora de sa présence 1832 - 1833

10 commentaires:

Minemine et coe a dit…

"Balzac a certainement vu ces maisons ..."
Je suis très sensible à cette expérience de se retrouver dans un lieu où le passé est encore présent. J'ai eu cette impression chaque fois que j'ai visité le musée archéologique "Pointe à Callières" dans le Vieux-Montréal. On peut marcher dans les fondations des premières habitations des colons de Nouvelle-France.

Linda

norma c a dit…

C'est beau, une ville où "on abreuve ses désirs" !
Norma

Michelaise a dit…

Oh le beau ciel un peu orageux... c'est vrai que c'est toujours émouvant de cheminer sur les pas de ... et Balzac encore plus n'est-ce pas !

Anne a dit…

Linda, je suis très curieuse: pourriez-vous nous en dire plus sur ce musée, dans une prochaine publication par exemple? "Se retrouver dans un lieu où le passé est encore présent": c'est vrai, c'est très émouvant, car on a l'impression d'un lien direct et plus sensible.

Oui, Norma, Angoulême est une petite ville calme et accueillante comme ses habitants qui peuvent être aussi passionnés mais en gardant toujours une certaine réserve, car les Charentais, pour être aimables, n'en aiment pas moins la discrétion. Je me suis attachée à Angoulême pendant toutes ces années et j'aime bien y revenir de temps en temps, même si je trouve qu'elle change vite, trop vite, en mon absence.

Michelaise, vous avez raison. Je rêve de raccourcis temporels qui nous permettraient de rencontrer nos artistes préférés.
Anne

Jean a dit…

Je suis toujours ému quand je suis sur les lieux où des personnes que je révère ont vécu .
C'est un peu entrer dans leur intimité , partager quelques miettes .

La photo que j'ai mise aujourd'hui, je l'ai choisie en pensant à vous .

Non , n'allez pas croire que je deviens papiste . Mais d'être anti-clérical ne signifie pas que je suis anti-Chrétien , au contraire .
Mais je comprends votre position .

Même si une église est le lieu où officient des personnes que je ne respecte pas toujours , elle est aussi le symbole d'une recherche sincère pour beaucoup .

Anne a dit…

Merci, Jean. Je vais vite aller voir votre blog.
Anne

Anonyme a dit…

Je suis heureuse de retrouver ton blog après une absence de plusieurs jours.Je vais aller voir cette plaque que je ne connais pas.Bernadette

Anne a dit…

Bonne promenade angoumoisine, Bernadette. Mais où es-tu allée? Il faudra m'en dire plus hors du blog.
Anne

JMV a dit…

Il y a parfois un fossé qui sépare un lieu réel - supposons la ville d'Angoulême - et un lieu fictionnel - cette même ville d'Angoulême dans un roman comme Illusions perdues. Ce qui est intéressant, c'est l'espèce de métamorphose que l'artiste opère dans son travail. Regardez la chambre de Proust dans sa maison à Illiers et la chambre du narrateur de la Recherche. Elle n'ont rien à voir et pourtant Proust s'est nourri de celle-ci pour aboutir à celle-là. Ou, pour prendre un exemple emprunté à la peinture, l'église d'Auvers-sur-Oise et la fabuleuse peinture de Van Gogh. Moi, je suis étonné de la reconnaissance publique de la ville d'Angoulême envers Balzac, eu égard aux horreurs qu'il a pu écrire sur cette ville et ses habitants dans Illusions perdues (une ville qu'il ne cesse d'opposer à Paris, et des habitants qu'il considère systématiquement comme inférieurs aux Parisiens...) Mais il reste un grand écrivain et c'est peut-être cela que la ville d'Angoulême a voulu célébrer

Anne a dit…

Votre commentaire me paraît très juste, Jean-Michel. L'oeuvre se nourrit en effet du réel dans lequel puise l'artiste pour le transposer dans son univers et ces décalages sont toujours intéressants, même s'ils ne permettent qu'une approche du travail de l'artiste. Je pense aussi, comme vous le suggérez, que les Angoumoisins ont voulu rendre hommage au talent de Balzac.
Je vous souhaite un bon weekend.
Anne