dessin de Seurat
"Sur le mode mineur - je cite à dessein le Verlaine des Fêtes galantes - nos déguisements, nos fuites, nos quiproquos exprimaient ce doute sur la cohésion du moi que le philosophe retrouve, angoissé, dans le silence de son cabinet. [...]
A l'aube, les dernières danseuses, un peu lasses, attendant leurs gondoles retardées par l'encombrement des adieux, s'assirent sur les beaux tapis du débarcadère. Quand, du centre de leurs grandes robes épanouies, elles se retournaient pour parler à leurs cavaliers, elles semblaient jouer au naturel l'Embarquement pour Cythère. C'était bien la scène qui convenait à la fin d'un rêve."
Alfred Fabre-Luce