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"Pour un chevalier allemand,
Ma foi, vous parlez galamment,
Et dans le milieu de l'Alsace
Vous avez porté le Parnasse.
Quoique vous soyez grand et fort,
Ce n'est pas un petit effort
Car, comme j'ai vu dans la carte,
Parnasse est plus grand que Montmartre.
Mais ce que j'y vois de plus beau,
C'est qu'ayant porté ce fardeau,
Vous ne puissiez avec constance
Porter le faix de mon absence ;
De là je tire un argument,
Que mon absence assurément,
Suivant l'art de monsieur Descarte,
Est plus pesante que Montmartre.
Je vous plains d'être si chargé,
Et voudrois vous voir soulagé ;
Car je vous aime avec tendresse,
Et de bon coeur je m'intéresse
Dans tous vos maux et tous vos biens,
Ainsi que si c'étoient les miens,
Et désire plus que personne
Que votre fortune soit bonne."
4 commentaires:
j'avais lu chez martine l'histoire de la gurilande de julie, votre billet, Anne, vient compléter son propos. Pauvre (ou heureux car il fait bon être amoureux et tenace) marquis
Voilà un bon ami !
Linda
Pauvre, mais ô combien aimable marquis, Michelaise. De nos jours, il ferait des ravages...
Anne
Oui, Linda, on rêverait que nombre d'hommes soient aussi délicats.
Anne
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