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mardi 21 avril 2009

Un peu d'histoire...

Il existe deux pôles historiques à Limoges.

Le premier est celui du "Château" qui dépendait de l'abbaye de Saint-Martial, fondée sous le règne des Carolingiens au IXe siècle. On l'appelait aussi "le Château-Saint-Martial" ou "le Château de Limoges". Saint Martial fut le premier évêque de Limoges. La ville conserve ses reliques. On les sort tous les sept ans à l'occasion des "Ostensions" limousines (elles ont lieu actuellement) au cours desquelles défilent de nombreuses confréries. Le « Château » correspond aujourd'hui aux rues situées autour de l'église Saint-Michel-des-Lions jusqu’à la place de la Motte. C’est là que j’ai pris les photos de ma publication du 21 avril (sauf la quatrième vue, photographiée en descendant vers la "Cité").

Le deuxième quartier historique est donc celui de la « Cité », autour de la cathédrale Saint-Etienne et, autrefois, de l’abbaye de la Règle.

Pour l’anecdote (non historique, cette fois) : je situe l’action de mon roman policier principalement dans ces deux quartiers.

2 commentaires:

norma c a dit…

J'ai appris, depuis que je suis une fidèle de votre blog, que la langue et la culture occitanes sont toujours présentes à Limoges.
Savez-vous qu'une importante partie du Piémont (vallée de Susa, Cuneo, etc.) revendique cette même culture ?
Lors de notre première visite dans ces lieux, nous avions été étonnés par le nombre de drapeaux occitans et de noms à consonnance occitane !

Anne a dit…

Merci pour ces précisions que j'ignorais. J'avais seulement lu que Limoges dépendait du comte de Toulouse qui représentait l'autorité royale et portait en même temps le titre de duc d'Aquitaine. Ce titre passa successivement aux comtes de Poitiers (qui gouvernèrent en laissant les Limousins plutôt tranquilles, ce qu'ils apprécièrent) et à Henri II Plantagenêt, mari de la belle Aliénor d'Aquitaine et roi d'Angleterre, ce qui explique peut-être aujourd'hui le retour sympathique de nombreux Anglais en Limousin et la volonté des élus de relier la ligne ferroviaire du TGV avec Poitiers, la ligne traditionnelle passant par Limoges ayant toujours été le Paris-Toulouse.

L'occitan connaît en effet un regain d'intérêt. La génération de mes grands-parents le parlait couramment, celle de mes parents le comprenait mais ne le parlait pas, je ne le comprends ni ne le parle, mais des cours privés sont actuellement donnés aux enfants qui le souhaitent. C'est bien agréable de savoir que, par ce biais, un nouveau lien culturel avec l'Italie peut être établi.